Bon pour le coeur, bon contre le cancer

 

Mais ceci n’est pas tout, car ces pratiques vertueuses,  quand elles sont respectées, réduisent aussi significativement le risque de cancer. Ce double effet préventif est confirmé par une étude de l’American Heart Association.

L’équipe de Laura Rasmussen-Torvik à l’université Northwestern à Chicago a suivi l’état de santé de plus de 13.000 adultes durant près de 20 ans. Ces scientifiques ont mis en parallèle le nombre de cancers que les membres du groupe avaient développés avec leur hygiène de vie, évaluée selon 7 critères: quatre comportements (tabagisme, alimentation, activité physique, contrôle du poids) et trois indicateurs (taux de cholestérol, glycémie et pression artérielle).

Arrêter de fumer : un atout de poids contre les tumeurs

Les personnes qui cumulaient six «bonnes pratiques», dont l’absence de tabagisme, avaient 51% de risques en moins d’avoir un cancer par rapport à celles qui ne respectaient aucune des recommandations. Le fait de fumer reste le levier de prévention le plus important car cette habitude favorise l’apparition de tous les types de cancer et pas seulement la forme pulmonaire.

Toutefois, les chercheurs soulignent que même lorsque le tabagisme n’est pas pris en compte, le respect des autres règles réduit encore significativement le risque de développer une tumeur (du poumon, du sein ou du côlon). Mais cela nécessite un peu plus de rigueur, car pour voir la menace du cancer reculer de 25%, il faut être quasi-irréprochable sur le reste (5 ou 6 «bonnes pratiques» sur 6).

Pour l’instant, les participants vertueux pouvant revendiquer une conduite quasi-irréprochable, et donc la protection maximale contre le cancer, n’étaient pas très nombreux – de l’ordre de 3%. Mais les chercheurs espèrent qu’en diffusant ce message simple sur le double effet préventif d’une bonne hygiène de vie, la motivation des personnes visées s’en trouvera démultipliée.

Les maladies cardio-vasculaires en chiffres

Il convient de rappeler quelques chiffres, fournis par l’OMS, relatifs aux maladies cardio vasculaires à travers le monde.

Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde: il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause.

On estime à 17,3 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 30% de la mortalité mondiale totale.  Parmi ces décès, on estime que 7,3 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,2 millions à un AVC (statistiques 2008).

D’ici 2030, près de 23,3 millions de personnes mourront d’une maladie cardio-vasculaire (cardiopathie ou AVC principalement). D’après les projections, ces maladies devraient rester les premières causes de décès.

9,4 millions de décès chaque année, soit 16,5% de l’ensemble des décès, peuvent être attribués à l’hypertension artérielle. Celle-ci est ainsi responsable de 51% des décès dus aux AVC et de 45% des décès dus aux cardiopathies coronariennes.

Il est possible de prévenir la plupart des maladies cardio vasculaires en s’attaquant aux facteurs de risque tels que le tabagisme, une mauvaise alimentation et l’obésité, le manque d’activité physique, l’hypertension artérielle, le diabète et l’hyperlipidémie.

Sources :

http://www.who.int/fr/

http://sante.lefigaro.fr/

http://www.inserm.fr/

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