Retour sur le somnambulisme

Saviez-vous qu’un épisode de somnambulisme pouvait s’étendre de 30 secondes à 30 minutes ? Aussi, les journaux abondent-ils d’articles relatant le triste dénouement de crises ayant parfois conduit  le somnambule à se jeter dans le vide ou commettre des actes irréparables.  Revenons donc sur cette pathologie qui, si elle semble bien connue, n’en est pas moins grave.

Définition du phénomène

Le somnambulisme (du mot latin signifiant « se promener en dormant ») est un trouble du sommeil appartenant à la famille des parasomnies. Les individus somnambules font l’expérience de déambulations nocturnes, en état d’inconscience, lors d’un sommeil lent profond. Des cas de somnambulisme sont communs chez les enfants et sont moins fréquents avec l’âge. Entre 10 et 20 % des adultes seraient sujets au somnambulisme, avec des écarts nets dans certains pays (jusqu’à 40 % en Suède).

Des crises parfois violentes

À travers une vaste étude prospective menée sur 100 somnambules adultes diagnostiqués entre 2007 et 2011 et publiée ce mois-ci dans la revue internationale Sleep, l’équipe du Pr Yves Dauvilliers montre ainsi que 58% des patients ont expérimenté au moins un épisode de violence durant leurs phases de somnambulisme. Dans 17% des cas, l’étude a recensé des atteintes à l’intégrité physique du patient mais aussi de son partenaire de chambre, tels que des ecchymoses, des saignements du nez, des fractures et même un cas de traumatisme crânien concernant un patient s’étant défenestré du troisième étage.

Les causes du somnambulisme

Chez l’adulte, le somnambulisme peut avoir des causes psychologiques (notamment en période de stress), psychiques. Ainsi des personnes en rupture avec leur identité, perturbées par des évènements qui les touchent particulièrement peuvent entrer dans une phase de création d’un univers parallèle lors de phases somnambuliques complexes. Des prédispositions génétiques ont récemment été envisagées après des études menées par l’hôpital universitaire de Berne. Un gène spécifique aux somnambules vient d’être découvert. En conséquence on peut se demander si le somnambulisme peut être provoqué par un mauvais fonctionnement du système de protection de l’organisme lui-même causé par la présence de ce gène.

Quel traitement ?

Certains médicaments peuvent être prescrits pour traiter le somnambulisme, tels qu’une petite dose de benzodiazépines, comme le clonazepam et les antidépresseurs tricycliques. Les experts recommandent également d’éloigner des somnambules tout objet dangereux et de fermer les portes et fenêtres avant que le patient ne s’endorme pour diminuer les risques de blessure. Une bonne hygiène de sommeil reposant sur un horaire de coucher et une durée constante, est, en outre, recommandée.

Faut-il réveiller un somnambule ?

Il existe de différents points de vue relatifs à l’attitude préconisée face à un somnambule. Certains experts affirment que ceux-ci devraient être doucement reconduits dans leur lit sans toutefois les réveiller. D’autres avancent que le fait de réveiller un somnambule ne serait pas dangereux, le seul risque étant seulement de désorienter le dormeur.

Sources:

http://sante.lefigaro.fr/

http://www.e-sante.fr/

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