La cigarette électronique - danger oui ou non ?

 

Avez-vous déjà « vapoté » ? Ce verbe aux sonorités sautillantes désigne pourtant une activité très en vogue en ce moment. Voici la définition qu’en donne le wiktionnaire : Vapoter (Néologisme) Fumer avec une cigarette électronique.

Le sujet est lancé, relancé plutôt. D’après le site du ministère de la santé, la cigarette électronique reproduit la forme et les sensations d’une cigarette classique. Elle est composée d’une batterie, d’un microprocesseur, d’un pulvérisateur et d’une cartouche destinée à être vaporisée et comprenant un liquide pouvant contenir de la nicotine ou des substances aromatiques à base d’additifs alimentaires ou d’arômes artificiels. Lors de l’aspiration, le liquide, mélangé à l’air inspiré, est diffusé sous forme de vapeur, qui reproduit la fumée d’une cigarette, et est inhalée par l’utilisateur. L’intérêt d’un tel appareil est multiple : il réduit voire élimine le tabagisme passif et est réputé selon certains fabricants assurer le sevrage tabagique de leurs utilisateurs. C’est précisément ce point qui est débattu. Il s’agit en effet pour les autorités sanitaires de s’assurer que les substances chimiques contenues dans les cigarettes électroniques ne provoquent pas d’effets nocifs dans l’organisme. 

Les substances entrant de manière récurrente dans la composition des cigarettes électroniques sont les suivantes : le propylène glycol, des arômes divers incluant des dérivés terpéniques (menthol, linalol) et la nicotine. Celles-ci posent problème en raison des conséquences néfastes qu’entraine leur consommation. Par exemple, le propylène glycol est un solvant au pouvoir irritant pouvant en outre entrainer des effets neurologiques comparables à l’état d’ébriété. Il est important d’autre part de
considérer soigneusement la pureté des substances chimiques, les quantités délivrées et les risques auxquels elles soumettent les personnes les plus fragiles, femmes enceintes, jeunes enfants ou personnes âgées.

Cependant, certaines études se sont évertuées à démontrer l’influence positive de la « e-cigarette » sur la santé. Des médecins grecs ont ainsi présenté au dernier congrès de la société européenne de cardiologie la conclusion d’une expérience menée auprès de 40 jeunes hommes dont la moitié avait fumé chacun une cigarette normale et l’autre une cigarette électronique. Si les fumeurs de cigarettes normales présentèrent de très nets troubles cardiaques (augmentation de la tension ou du rythme
cardiaque) après inhalation, les « e-fumeurs » en étaient préservés. Ce résultat permit à l’auteur de l’étude de conclure qu’une substitution des fausses cigarettes aux vraies pourraient être bénéfique pour le cœur. Un autre essai publié en 2011 dans la revue BMC Public Health a mis en évidence l'impact intéressant de la cigarette électronique pour arrêter de fumer, en montrant à propos de 40 fumeurs, qu'elle avait permis à la moitié d'entre eux, soit de réduire leur consommation de tabac, soit
d'arrêter même complètement au bout de six mois.

Toutefois l’on se demande comment le consommateur pourrait appréhender les divergences de vue et les incertitudes des experts comme des autorités sanitaires quant à la fiabilité de la cigarette électronique.

«En tant que médecin je ne peux pas recommander la cigarette électronique, déclarait récemment Bertrand Dautzenberg, spécialiste du poumon à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Mais je laisserais faire un gros fumeur qui veut s'y mettre. Avec la cigarette, c'est 50% de risques de se tuer. Avec la cigarette électronique, on ne sait pas trop mais a priori c'est moins».

Sources :

http://sante.lefigaro.fr/

http://www.sante.gouv.fr/

http://www.liberation.fr/

 

 

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